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Rover 75

  par  Cailliot Manuel -  le Mercredi 12 décembre 2007  -  Réagir ?


Date clés : Commercialisation : octobre 1999 à octobre 2005 - Restyling : juin 2004 - Version break (Tourer) : septembre 2001 à octobre 2005

 



Cette très belle berline, également déclinée en break, dégage un charme indéniable, avec ses lignes délicieusement inspirées des canons esthétiques classiques typiquement britanniques. Mais là ne s'arrêtent pas ses mérites : conçue entièrement sous la direction de BMW, alors propriétaire de la marque Rover, elle bénéficie d'une conception rigoureuse qui rend son utilisation très agréable et sa fiabilité plutôt avantageuse. Cela n'a plus rien à voir à certains errements rencontrés couramment sur de précédents modèles anglais. Certes, la marque n'existe plus aujourd'hui, mais les anciens représentants Rover assurent l'entretien et la fourniture de pièces détachées pour quelques années encore. Ce qui rend l'achat finalement peu hasardeux. Et c'est tant mieux !
Les plus :
La finition
Le confort
La sellerie
L'équipement
La jolie planche de bord type Jaguar
Les moins :
La faillite de la marque
La visibilité
L'ESP indisponible
Le coffre
Nos versions préferées :
Rover 75 2.5 V6 PACK LUXE
Rover 75 2.0 CDTI PLATINUM

Ce qui peut vous tenter :

 La distinction de l'ensemble : les lignes un tantinet rétro, l'intérieur soigné, la peinture et les chromes extérieurs bien réalisés, tout compose une ensemble à fort pouvoir de séduction.
 La finition intérieure : surtout à bord des modèles habillés de teintes claires (beige), l'impression de luxe est bien là. Ensemble cossu et cosy.
 Le confort : hormis sur les versions sportives MG, la suspension est tolérante et l'amortissement de qualité.
 L'insonorisation : elle a été soignée. Très grand agrément acoustique des versions V6.
 La sellerie : les sièges, à toutes les places, sont très bien dessinés. Le revêtement en cuir (en option, ou de série sur les Pack Luxe) est vraiment réussi, avec des coutures travaillés.
 L'équipement : sans intégrer aucun gadget ni automatisme moderne, il va du complet au riche. Dotation vraiment sans lacune sur les livrées hauts de gamme, Pack Luxe et MG.
 Les qualités routières : le comportement est équilibré, le freinage fort correct.
 La planche de bord : ses formes travaillées sont réussies en terme de style. Mais elle n'engendrent aucune complication inutile : les commandes sont bien organisées, et il y a un rangement horizontal fort pratique sur sa partie supérieure.
 Le rangement horizontal sous la partie supérieure de la planche de bord : idéal comme vide poche "rapide" et pas du tout inesthétique.
 La variation sur une large fourchette des la vitesse intermittente d'essuie-glace.


Ce qui peut vous faire hésiter :

 La faillite de la marque : certaines craintes peuvent peser sur l'après-vente et sur la disponibilité des pièces détachées. Il apparaît pourtant que ces deux points ne posent pas souci, au moins dans un avenir de quelques années.
 La visibilité vers l'avant : elle est un peu réduite par l'épaisseur importante des montants de pare-brise.
 L’ESP : le système électronique d'aide au maintien de la trajectoire a toujours été indisponible sur cette voiture, même en option.
 Les aumônières au dos des sièges avant : elles ont été oubliées
 Les feux de recul : ils éclairent trop faiblement. Ce qui ne rend pas vraiment service pour manœuvrer.
 Le coffre des berlines : il n'est pas spécialement spacieux pour une voiture de cette taille. Et le seuil de chargement est un peu haut.
 Le bouton de déverrouillage électrique du coffre : il est situé très bas, sur le côté du pédalier, dans le montant de carrosserie, en dessous de la manette d'ouverture du capot.
 Le bouton de warning : position peu naturelle, sur la console centrale, en arrière du levier de vitesse.


Achat / Cote :
Gamme de prix vraiment raisonnable étant donné la qualité réelle de la voiture. Les cours ont évidemment chuté dans de large proportions depuis l'annonce de la disparition de la marque, en avril 2005.

Consommation :
Les diesels sont d'un remarquable sobriété, les modèles à essence sont logiquement plus gourmands, avec même un appétit soutenue de la part de V6. mais rien de grossièrement condamnable.

Assurance :
Coût normalement élevé.

Prix des pièces :
Tarifs un peu plus élevés que sur les modèles concurrents.

Entretien :
Visites d'entretien tous les 15 000 à 20 000 km suivant les versions (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n'a pas été atteint). Sur les versions à essence, courroie de distribution à remplacer tous les 120 000 km. Les moteurs diesels possèdent une chaîne de distribution : pas de remplacement périodique nécessaire.

Description :
Si vous avez une idée mitigée de la fiabilité des anglaises – ce qui est largement justifié par des décennies de construction approximative – oubliez tout préjugé avec cette Rover : sa conception a été de bout en bout orchestrée par BMW, et la qualité de fabrication répond à des critères que la firme allemande a elle-même édictés. Même si cette Rover a été construite sur le sol anglais, et dans un site industriel d'où sont sorties des générations de modèles très imparfaits, le bilan est ici largement positif. Les ennuis techniques ont été ceux des modèles de sa génération, notamment en diesel. Avec quelques aléas inhérents à ce modèle. Mais dont le niveau de gravité a le plus souvent été limité. De plus, BMW qui s'occupait aussi des mesures en après-vente, a su réagir en temps et heure pour corriger les défauts de fabrication. Dans l'ensemble, la qualité de réalisation de cette série fait plaisir à voir, à l'image de sa finition et de sa présentation, qui sont flatteuses.

Pannes lourdes ou immobilisantes

 Moteurs 1.8 essence. Faiblesse du joint de culasse : perte d’étanchéité, tendance de l’huile à passer dans le circuit de refroidissement (formation de « mayonnaise ») ; survient le plus souvent à partir de 100 000 km. Légère amélioration en usine à partir de 2003. Remède : remplacement du joint de culasse.
 Moteur diesel. Sur les modèles fabriqués jusqu’en janvier 2003, baisse progressive de puissance à partir de 40 000 km. Causé par l’encrassement du débitmètre d’air. Une première amélioration usine, partielle, a été apportée en novembre 2001 : encrassement repoussé vers 70 000 km. Mais le problème n'a été définitivement résolu qu'en janvier 2003 : adjonction d’un écran protecteur sur le débitmètre, pour éviter les projections salissantes. Seul remède en cas d'encrassement: remplacement du débitmètre : il n'est pas possible de le nettoyer. Coût : environ 130 €.
 Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 1999, possible problème sur le passage des vitesses. Causé par la rupture d’un câble de commande. Ce qui peut empêcher tout passage de rapport et immobiliser la voiture.
 Embrayage (commande). Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 1999, risque de panne soudaine de l'embrayage. Causé par la casse d’un des doigts du diaphragme.
 Embrayage (commande). Sur les modèles fabriqués jusqu’au mai 2002, incident possible sur la commande hydraulique de l’embrayage. Causé par la faiblesse du cylindre émetteur ou, plus souvent du cylindre récepteur. Se manifeste à partir de 75 000 km.
 Embrayage (disque). Sur les versions diesels fabriqués jusqu’en décembre 2001, risque de dégradation prématurées du disque d’embrayage. Se manifeste par un patinage accentué lors des changements de rapports. Causé par un suintement d’huile en provenance du joint spi de vilebrequin.


Autres pannes ou faiblesses :
MÉCANIQUE
 Moteurs à essence. Sur les modèles 2000, difficulté de redémarrage à chaud et à-coups de fonctionnement. Causé par le capteur de vilebrequin ; a priori remplacé par les concessionnaires lors des passages en révision, (à vérifier avant achat).
 Moteurs V6 2.0 à essence. Sur les versions à boîte mécanique, forts à-coups de transmission aux changements de vitesse. Aucun remède à envisager : c'est une faiblesse de conception.
 Moteur diesel. Sur les modèles fabriqués jusqu’en avril 2000, risque de fuite de gazole sur la rampe commune. Causé par un problème de fixation et de vissage. Remède : resserrage, voire remplacement de la rampe commune. Le défaut survient assez tôt dans la vie de la voiture (vers 30-40 000 km) : toutes ont été a priori rectifiées.
 Moteur diesel. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2003, quelques suintements de liquide de refroidissement à partir de 90 000 km. Ils proviennent le plus souvent de la pipe en sortie de culasse.
 Embrayage (disque). Sur les versions diesels fabriquées jusqu’en novembre 2003, le disque d’embrayage peut avouer une fatigue prématurée : il peut être à remplacer vers 100 000 km.
 Amortisseurs arrière. Sur quelques voitures fabriquées jusqu’en juillet 2000, bruit au passage d’inégalités de la chaussée.
 Pneus arrière. Sur les modèles fabriqués jusqu’à décembre 2003, usure accélérée. Causé par le pincement excessif du train arrière en usine.


Aspect extérieur :

 Portières avant. Sur les modèles fabriqués en 2000, se perçoit un léger décalage des portières. Il se repère aisément par la discontinuité de la baguette latérale chromée.
 Portières arrière. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2001, dureté d'ouverture des poignées et tendance des serrures à gripper au bout de 4 ans.


Finition intérieure :

 Couvercle d'airbag conducteur. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 1999, le cache de l’airbag conducteur a tendance à peler ou à se décolorer (sur les modèles à intérieur beige).
 Assemblage. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2000, mauvaise fixation des garnissages chromés qui habillent les pas de portes et du 3ème feu stop (qui et mal collé sur la face interne de la lunette).
 Assemblage. Sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 2002, mauvaise fixation de la moulure d’entourage de portes côté carrosserie, à côté du joint d'entourage.
 Bruit parasites. D’une voiture à l’autre, sont à relever quelques disparités d’assemblage, pouvant générer des bruits parasites en provenance du mobilier intérieur dans son ensemble. quelques bruits parasites en provenance des gâches de serrures de portières. Pas d'amélioration notoire sur ce point en cours de carrière : les dernières versions ne sont )pas forcément mieux loties que les premières.
 Rétroviseur intérieur. Légères vibrations du miroir, surtout sur les diesels.


Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

 Commandes de radio. Sur les modèles dotés de radios avec GPS des modèles et fabriqués jusqu’en décembre 2000, dysfonctionnement des touches de commande au volant.
 Lève-vitres. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juin 2004, possibles soucis de fonctionnement.
 Climatisation. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juin 2004, possibles aléas sur la régulation automatique de la climatisation.


Rappel et rectification en concession :

 Alternateur. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 1999, dysfonctionnement possible de l’alternateur : il ne charge pas la batterie. Causé par un câble mal serré qui a été mal serré en usine. Il a dû être resserré par les concessionnaires lors de leurs passages en révision à partir du printemps 2000.
 Direction. Sur les versions diesels de 2000, risque de fuite sur le circuit d’assistance de direction. Causé par le frottement d'une durit du circuit d'assistance sur la poulie du compresseur de climatisation. Depuis début 2002, les voitures ont en principe été rectifiées par les concessionnaires lors de leurs passages en révision.
 Airbag passager. Sur les modèles fabriqués jusqu’en décembre 2000, risque de non-déploiement de cet airbag en cas de choc frontal. Début 2001, les voitures ont été corrigées par les concessionnaires lors de leurs passages en révision.


Après-Vente :
Qualité de service globale du réseau constructeur :
Prise en charge sous garantie :
Prise en charge hors garantie :


EN ESSENCE : Rover 75 2.5 V6 PACK LUXE

Commercialisation
1999
Puissance fiscale
12
Puissance réelle
177 ch
Jugement :
Ce 6 cylindres 100% anglais, avec sa taille supérieure et son bon accord avec la transmission, est un régal à conduire. Ce n'est certes pas le plus puissant de sa catégorie mais il convient très bien à la voiture à laquelle il confère à la fois noblesse et performances.
Note Caradisiac :



EN DIESEL : Rover 75 2.0 CDTI PLATINUM

Commercialisation
2005
Puissance fiscale
8
Puissance réelle
131 ch
Jugement :
Nouvelle déclinaison de la talentueuse diesel en seconde partie de carrière. Le moteur progresse sur tous les points : sa puissance est accrue, son agrément renforcé et sa consommation… baisse ! Version peu répandue, mais à rechercher.
Note Caradisiac :



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